Le nerf sus-scapulaire se dirige du cou vers l’omoplate pour innerver les muscles sus-épineux et sous-épineux, qui participent à l’élévation et à la rotation de l’épaule.
Il passe dans un petit tunnel limité en bas par l’omoplate et en haut par un ligament (corde fibreuse).
Suite à un traumatisme, une inflammation ou la présence d’un kyste, le nerf peut se retrouver comprimé dans ce tunnel.
Cela entraîne :
- des douleurs importantes à la face postérieure de l’épaule et du cou,
- une baisse de force en rotation externe,
- puis, à terme, une atrophie des muscles concernés.
Diagnostic
Le diagnostic repose sur :
- l’examen clinique,
- complété par une IRM,
- et un électromyogramme (EMG), indispensables pour confirmer l’indication chirurgicale.
Traitement
Le traitement est d’abord médical :
- repos sportif,
- rééducation,
- antalgiques,
- infiltrations.
En cas d’échec, une intervention chirurgicale peut être proposée.
L’intervention
- Durée d’hospitalisation : 1 à 3 jours.
- Anesthésie : loco-régionale associée à une anesthésie générale.
- Principe : libération arthroscopique du tunnel dans lequel le nerf est comprimé.
⚠️ L’opération peut être annulée le jour même en cas de circonstances exceptionnelles.
Suites opératoires
- Attelle coude au corps : uniquement à visée antalgique, peut être retirée dès que souhaité.
- Rééducation :
- débute dès le lendemain de l’intervention,
- balnéothérapie possible après cicatrisation cutanée.
- Conduite : reprise possible dès l’arrêt du port de l’attelle.
- Récupération : progressive sur 6 à 12 mois.
👉 L’objectif de l’intervention est surtout l’amélioration des douleurs. En cas d’amyotrophie (fonte musculaire), la récupération de la force peut être incomplète.
Complications possibles
Comme tout acte chirurgical, il existe des risques secondaires :
- Saignement / hématome : généralement résolutif, plus fréquent sous anticoagulants.
- Retard de cicatrisation : favorisé par diabète, troubles circulatoires, tabac.
- Infection post-opératoire : douleurs anormales, fièvre, rougeur → soins locaux, antibiotiques, voire ré-intervention.
- Algodystrophie : main gonflée, douloureuse, transpiration, raideur persistante (6 mois à 2 ans), séquelles possibles.
- Lésions nerveuses : fourmillements, perte de sensibilité, souvent transitoires. Une lésion du nerf lors de sa libération reste exceptionnelle mais possible.
- Lésions tendineuses : rupture possible avant/pendant/après l’intervention (traumatisme initial ou geste chirurgical).
- Réactions allergiques : au latex, antibiotiques, pansements…
- Complications anesthésiques / médicales : très rares mais pouvant engager le pronostic vital.
- Récidive : inhabituelle mais jamais totalement exclue.
Informations complémentaires
Votre chirurgien est le mieux placé pour répondre à vos questions avant ou après l’intervention.
Chaque cas étant particulier, n’hésitez pas à en discuter avec lui afin de prendre votre décision en toute sécurité.
